Discussion avec Sébastien autour des problématiques relatives au cycle menstruel de la femme qui serait supprimé ou altéré. Sébastien nous explique ce qu'est le syndrome RED-S (Relative energy deficiency in sport ou déficit énergétique relatif dans le sport), un problème fréquemment rencontré chez les athlètes féminines, mais bien souvent mis sous le tapis pour diverses raisons. En effet, une dépense énergétique chronique trop importante, non comblée par suffisamment d'apports énergétiques, entrainera le corps a faire un choix. La fertilité n'étant pas une priorité de survie, il peut choisir de supprimer le cycle féminin. Par ailleurs, nous parlons également de l'aménorrhée hypothalamique. L'aménorrhée hypothalamique est aussi une suppression du cycle menstruel, très souvent en réponse à des diètes très faibles en kilocalories, maintenues trop longtemps, ou des diètes trop restrictives sur un des trois macronutriments, et certains micronutriments. Il est alors important de se faire accompagner pour restaurer l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.

Cet épisode fait suite au précédent intitulé Les filières énergétiques pour les sports d'endurance. Sébastien va davantage dans le détail pour nous expliquer de quels leviers dispose un sportif pour optimiser son utilisation énergétique à l'effort. Cela permet d'améliorer ses performances pour progresser. Plus on économise ses stocks de glycogène et on mobilise ses réserves lipidiques, plus on est performant pour les moments d'intensité. Cela permet d'éviter le fameux moment du "mur". Mais ce sujet n'est pas réservé qu'aux aguerris : le travail de sa propre lipolyse permet d'améliorer sa résistance à l'insuline. A la clé, avec du travail, on obtient une belle flexibilité métabolique ! Sébastien nous explique également le concept de sleep-low, train-low, et recommande la lecture du livre de Fabrice Kuhn : Ultra performance - Dépassez vos limites avec l'entraînement à glycogène bas

Sébastien nous explique aujourd'hui les différents substrats énergétiques et filières énergétiques. Lors d'une activité physique, selon l'intensité, le type de sport et la durée, nous n'utilisons pas les mêmes ressources. Il est important que chaque sportif, selon son activité et ses objectifs de performance, ait en tête cette question pour totalement personnaliser son approche nutritionnelle et micronutritionnelle. En effet, la question du point de croisement (ou crossover point) visible dans le schéma ci-dessous permet d'apprécier la nette différence de filière énergétique entre un exercice sportif de faible intensité (orienté vers la filière lipidique) et une intensité plus élevée dominée par l'utilisation du glucose (schéma fourni par Sébastien). Aussi, d'autres facteurs influencent cela, sujets de notre discussion d'aujourd'hui.

Les BCAA (Branched Chain Amino Acids ou acides aminés à chaîne ramifiée) comportent la leucine, isoleucine et valine. Ces trois acides aminés font partie des acides aminés essentiels, c'est-à-dire, ceux qui doivent absolument être apportés par l'alimentation car notre organisme n'est pas en mesure de les synthétiser. Ils ont beaucoup le vent en poupe dans le milieu sportif, notamment concernant la récupération et pour éviter le catabolisme musculaire durant l'effort. Mais qu'en est-il réellement ? Ces allégations sont-elles fondées ? Sébastien répond ici à mes questions concernant l'utilisation des BCAA chez le sportif d'endurance. L'usage des BCAA peut être indiqué dans certains cas très précis, avec un dosage adéquat aux bons moments. Le reste du temps, leur utilisation est surfaite par l'industrie des compléments alimentaires.

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