Parlons un peu des infections fongiques intestinales...

Qu'est-ce que la candidose ?

Candida albicans est une levure normale présente chez chacun de nous. Il est inoffensif à des niveaux normaux. La candidose digestive est une condition médicale causée par une surpopulation de la levure Candida albicans dans le tractus gastro-intestinal. Cette condition peut causer de nombreux symptômes tels que des douleurs abdominales, de la diarrhée ou constipation, des ballonnements et des gaz, ainsi que des fringales et de la fatigue...

Les facteurs qui peuvent contribuer à développer une candidose digestive comprennent un système immunitaire affaibli, un régime alimentaire riche en sucre et en gluten, la prise de médicaments tels que les antibiotiques, et le stress principalement. Le traitement de la candidose digestive peut inclure la modification de l'alimentation pour éliminer les aliments qui nourrissent la croissance de la levure, ainsi que la prise d'antifongiques pour réduire la population de levures. Il est également utile de prendre des mesures pour renforcer le système immunitaire, telles que l'exercice régulier, la gestion du stress et la consommation d'aliments riches en probiotiques. Si tu penses avoir une candidose digestive, il est important de consulter un médecin pour un diagnostic et un traitement approprié.

Comment se produit la prolifération de candida?

Candida est normalement contrôlé par notre flore commensale (microbiote) et le système immunitaire, mais certaines conditions peuvent permettre à la levure de proliférer de manière incontrôlable, entraînant une candidose .

L'utilisation excessive d'antibiotiques et certains troubles de santé et thérapies qui altèrent le système immunitaire font partie des facteurs de risque de candidose.

Facteurs de risque menant à la prolifération du candida

Il existe d'autres facteurs, moins courants et complexes.

Pourquoi la prise d'antibiotiques crée un risque de prolifération du candida albicans ?

Les antibiotiques utilisés pour traiter les infections peuvent potentiellement détruire les micro-organismes bénéfiques qui permettent de maintenir le candida albicans à des niveaux sains. Cela provoque un déséquilibre dans le corps, ce qui rend plus sensible à la prolifération du candida albicans.

Principaux problèmes de santé causés par la prolifération de candida

Comment lutter contre la prolifération de candida

J'ai consacré un webinaire entier à ce sujet, que tu peux dès à présent retrouvé sur Atavi : Décoder la candidose digestive. Dans ce webinaire, je t'explique en détail comment et pourquoi le candida albicans passe de sa forme inoffensive à celle pathogène (il est important de comprendre les rouages pour mieux traiter cette condition), les facteurs aggravants et déclenchants (dont certains qui ne sont jamais évoqués), les analyses à effectuer et toute la stratégie fonctionnelle que j'ai utilisée avec succès auprès de mes patients. Tu apprendras qu'il est important de procéder par étapes et que la candidose peut être une condition difficile à traiter si ces mêmes étapes ne sont pas respectées et suivies dans l'ordre.

Connexion de la prolifération de candida et SIFO

La recherche a montré qu'environ 97% des champignons trouvés dans SIFO étaient des espèces du genre candida.

Candidose et œstrogènes

En regardant spécifiquement le vagin, l'hormone œstrogène épaissit la muqueuse vaginale et provoque la production de mucus. Ce mucus est un excellent aliment pour les lactobacilles, ainsi, chez la plupart des femmes non ménopausées, on trouve le vagin bien peuplé de lactobacilles.

Ces lactobacilles occupent de l'espace et « surpassent » ou contrôlent la levure Candida en lui refusant de l'espace pour se développer et de la nourriture à manger.

Si l'on prend des antibiotiques, presque tous les lactobacilles seront tués. En conséquence, Candida peut maintenant se développer car il a à la fois l'espace et la nourriture. Cela provoque un muguet vaginal (mycose vaginale).

La même chose se produit exactement au niveau de l'intestin. D'ailleurs, la pilule contraceptive pourra favoriser une candidose car il y a une trop grande manipulation des hormones sexuelles. Les antibiotiques ne sont pas les seuls médicaments à poser problème malheureusement.

Qu'est-ce que le SIFO

L'acronyme SIFO signifie Small Intestinal Fungal Overgrowth. Il s'agit d'une condition au cours de laquelle l'intestin grêle est envahi par des champignons, donc une mycose intestinale. Le SIFO provoque fréquemment une grande gêne gastro-intestinale et est encore très mal connu (et reconnu) par la médecine allopathique. La prolifération fongique gastro-intestinale peut survenir chez les personnes en bonne santé et chez celles dont le système immunitaire est affaibli.

Il est estimé que 25% des personnes présentant des symptômes gastro-intestinaux inexpliqués pourraient avoir un SIFO. Les champignons opportunistes les plus courants dans le SIFO sont des espèces du genre candida.

Symptômes du SIFO

Facteurs de risque

La prolifération de champignons, en particulier les espèces de candida, est courante chez certains groupes de personnes, tels que :

D'autres mécanismes peuvent être en jeu, comme une hypothyroïdie.

Problèmes de santé causés par le SIFO

Traitement SIFO

Nous sommes tous couverts de bactéries et, dans une moindre mesure, de virus, de levures (comme le candida), de champignons et de parasites.

Chaque fois que l'on modifie le microbiome - intestin, vaginal, cutané - en donnant des antibiotiques, quelque chose non tué par les antibiotiques prendra davantage de place et se développera pour occuper l'espace désormais libre et l'approvisionnement alimentaire.

Candida albicans est une levure. Les levures ont un métabolisme entièrement différent de celui des bactéries, de sorte que les antibiotiques qui ciblent les bactéries ne tuent pas les levures. L'inverse s'applique également. Les antibiotiques qui ciblent les levures ne tuent pas les bactéries.

C'est pourquoi la stratégie est différente. Il existe d'excellentes alternatives aux médicaments antifongiques tels que certaines plantes et acides. L'alimentation est aussi un pan ultra important à ne pas négliger, mais également toutes l'hygiène de vie (qualité de l'eau, aliments bio, bon sommeil, techniques de gestion du stress, équilibre de la glycémie). N'oublions pas non plus les biofilms (pour en savoir plus, tu as l'article Comprendre ce que sont les biofilms) qu'il faut "casser" pour détruire plus facilement l'infection fongique.

Les troubles digestifs peuvent rendre la vie tout bonnement insupportable. Ayant moi-même été victime de troubles digestifs, je te comprends totalement et je suis là pour te rappeler que ce n'est pas une fatalité, puisque je n'ai absolument plus rien depuis que j'ai compris et corrigé les causes profondes de ces troubles invalidants. Donc, tu peux y parvenir aussi. Je te donne dans cet article toutes les pistes à envisager, qui pourraient expliquer tes problèmes de digestion.

Ton alimentation ne t'est pas adaptée

C'est la première des choses à évaluer. Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux face à de nombreux aliments, et ce en raison de notre génétique, de notre environnement, de nos sensibilités alimentaires propres et de notre microbiote. Aussi, si tu es né par césarienne et également si tu n'as pas été allaité, le risque de développer des troubles digestifs est plus important.

Certaines catégories d'aliments sont moins digestes chez la plupart des gens, que d'autres. Typiquement, beaucoup de personnes se trouvent soulagées dès lors qu'elles réduisent, voire suppriment, leur consommation de produits céréaliers contenant du gluten. L'intolérance au gluten est loin d'être un effet de mode, c'est un problème réel et qui pourrait te concerner. Pour ma part, son éviction m'a grandement aidée, mais n'a pas tout résolu.

Les légumineuses peuvent aussi être en cause, même si ces dernières sont germées ou fermentées. Tous les systèmes digestifs ne sont pas suffisamment efficaces pour briser l'enveloppe des graines. Pour ma part, leur éviction m'a aussi beaucoup apporté de confort digestif.

Les produits laitiers sont souvent incriminés, et supprimés à tort dans beaucoup de cas. J'avais personnellement supprimer tous les produits laitiers en même temps que le gluten. Etant donné que j'ai expérimenté rapidement une nette diminution de mes symptômes (ballonnements, flatulences, douleurs), j'étais partie sur l'idée que je devais m'en priver à vie. Ce que je ne savais pas à l'époque était que si je réglais ma porosité intestinale, la consommation de produits laitiers ne serait plus un problème. J'ai compris cela bien plus tard, donc je t'en fais part pour te faire gagner du temps 😉

Mes soucis digestifs étaient également dus à un stress chronique intense, dont je te parle dans la partie suivante.

Mais avant, le microbiote intestinal. Pan très important de la digestion, à cultiver un maximum, est un incontournable. Le sujet qu'est le microbiote intestinal est extrêmement vaste, il m'est impossible de m'étendre ici. Retiens en revanche que plus il est diversifié, mieux c'est. A contrario, un microbiote appauvri signe souvent des troubles digestifs et autres pathologies, comme je l'explique dans les articles suivants : Intestin poreux, cerveau poreux et maladies neuropsychiatriques 1/2 et Intestin poreux, cerveau poreux et maladies neuropsychiatriques 2/2. Les aliments fermentés sont un excellent point de départ pour travailler la flore (vive la choucroute alsacienne !)

Tu es stressé chronique

Le stress a tout un tas d'effets sur l'organisme qui sont délétères si la situation perdure. Notre corps est naturellement équipé pour faire face au stress, dans le cadre de situations urgentes, qui impliquent notre survie. Par exemple, si tu es coursé par un lion, tu vas sécréter des hormones comme le cortisol et l'adrénaline, dont l'objectif est de te permettre de fuir plus vite pour te sauver. Malheureusement, notre organisme ne fait pas la différence entre un lion qui nous course, et le stress vécu et perçu au quotidien. Les effets physiologiques sont les mêmes, et même pires ! Puisque si tu es stressé tous les jours, comme je l'étais à l'époque, cela signifie qu'il y a très peu de moments où ton corps à l'occasion de retourner à un équilibre. Le problème dans tout ça, c'est que ta digestion est largement régie par ton système nerveux, système nerveux lui-même impacté par ton stress chronique.

Il s'agit donc d'une priorité à considérer pour tes troubles digestifs. C'est pourquoi, Marine et moi-même te proposons le webinaire L'intérêt du système nerveux pour une bonne santé, et également ma petite fiche Activer son système nerveux parasympathique pour te permettre d'avoir des bases très solides de travail (et pour voir des améliorations !).

Une chose en particulier que ton stress peut altérer, ce sont tes sécrétions digestives, qui dans des conditions normales te permettent de bien digérer ce que tu manges. Par exemple :

Tous ces éléments sont sécrétés grâce à de multiples mécanismes, mais dont le système nerveux est l'un principal.

Tu as des troubles hormonaux

Les troubles hormonaux et troubles digestifs, c'est un peu l'histoire de l'œuf et de la poule. Qui commence ? Qui entretient qui ? Il n'est jamais facile de le savoir. C'est pourquoi tenir compte des deux et chercher à tout améliorer en même temps est selon moi la meilleure stratégie.

Toutefois, les premières hormones à regarder en cas de troubles digestifs chroniques, ce sont les hormones thyroïdiennes, et globalement le fonctionnement de la glande thyroïdienne. En effet, nos hormones thyroïdiennes sont très fortement impliquées dans la gestion d'une bonne digestion. Par exemple, elles jouent elles aussi un rôle dans la sécrétion des sucs digestifs. Typiquement, les personnes atteintes d'hypothyroïdie présentent souvent une insuffisance de production et de sécrétion de la bile. La bile est un élément précieux permettant de favoriser la digestion des matières grasses que nous mangeons. Elle est aussi capitale pour conserver une flore intestinale saine et pour la formation des selles. Il est assez courant d'observer un SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) chez les personnes atteintes d'hypothyroïdie (que ce soit Hashimoto ou autre).

L'hyperthyroïdie aura tendance à accélérer le transit, ce qui n'est pas franchement mieux car ce sont des personnes qui absorbent très mal ce qu'elles mangent, ont un transit accéléré avec parfois de la diarrhée (et donc pertes d'eau et de minéraux importantes) et qui présentent des carences en plusieurs micronutriments.

D'un autre côté, des affections telles que l'endométriose ou le SOPK peuvent aussi causer des troubles digestifs (davantage l'endométriose tout de même). Nos hormones sexuelles féminines ont aussi des actions sur notre sphère digestive, et cela même sans parler de maladie. De nombreuses femmes peuvent témoigner que leur digestion est différente selon le moment de leur cycle menstruel. Un déséquilibre des hormones sexuelles pourrait être ta cause, et inversement, tes troubles digestifs peuvent entretenir un déséquilibre des hormones sexuelles.

Mais qu'est-ce qui pourrait créer une dysbiose ?

Tu souffres d'une infection ou infestation

L'intestin peut être affecté par des éléments pathogènes indésirables, ou la prolifération de certaines espèces qui sont normalement présentes en quantités strictes et contrôlées. La catégorie des infections et infestations du système digestif est un sujet extrêmement vaste, dont je te résume ici les grandes lignes :

Donc, comme tu peux le constater, les possibilités sont larges, et bien souvent plusieurs choses sont imbriquées. Il n'est absolument pas normal que ta digestion te fasse souffrir, chaque symptôme est à considérer et devrait être pris au sérieux par les professionnels de santé. Et même si la question peut sembler tabou pour beaucoup d'entre nous, il ne faudrait surtout pas hésiter à en parler. Trouve un thérapeute de confiance, avec qui tu te sens à l'aise et dont les compétences pourront te soulager. Chez Atavi.fr, on t'aide à faire du lien, à comprendre ton corps (donc le système digestif), te conseiller sur notre forum et on te guide à travers nos cours, webinaires et podcasts pour que tu deviennes plus armé et autonome.

Les anticorps dirigés contre les récepteurs à TSH

Les anticorps dirigés contre le récepteur de la thyrotropine (TSH) peuvent provoquer un dysfonctionnement de la thyroïde et même une maladie manifeste comme celle de Basedow. Ces anticorps anti-récepteur de la TSH sont aussi appelés anticorps anti-TRAK, et interagissent avec le récepteur TSH. Ils peuvent soit stimuler soit bloquer le récepteur selon le type spécifique d'anticorps.

L'évaluation des TRAK est particulièrement utile dans le travail sur Basedow, dans lequel la stimulation non régulée du récepteur tend à dominer, augmentant la production d'hormones thyroïdiennes. C'est un peu comme si ces anticorps permettaient de laisser le bouton "ON" du récepteur à TSH constamment allumé, et cela cause les nombreux effets systémiques de Basedow, notamment ceux sur les yeux, la peau, les os, le cœur et le foie. Dans la thyroïdite auto-immune de Hashimoto, les TRAK peuvent être détectés, mais ont plutôt tendance à bloquer le récepteur et à diminuer la production d'hormones thyroïdiennes.

De faibles TRAK suggèrent l'absence de maladie thyroïdienne auto-immune, tandis que des TRAK élevés peuvent être associés à Basedow et à ses symptômes plus graves, Hashimoto, et à de fausses élévations dues à un apport élevé de biotine (vitamine B8).

Les anticorps anti-thyroglobuline

Les anticorps contre la thyroglobuline, la protéine précurseur de l'hormone thyroïdienne, représentent une réponse auto-immune à sa libération dans la circulation sanguine, un évènement probablement dû à des dommages à la glande thyroïde (comme une inflammation, une lyse cellulaire).

Ces dommages peuvent être dus à des facteurs environnementaux, à une diminution de la protection antioxydante et à des carences en nutriments, notamment en magnésium. L'administration de magnésium peut réduire les anticorps anti-thyroglobuline.

Des anticorps anti-thyroglobuline élevés sont associés à la maladie de Hashimoto, à Basedow, au cancer de la thyroïde, à la polyarthrite rhumatoïde, à l'anémie pernicieuse (anémie de Biermer), à l'anémie hémolytique auto-immune, aux expositions toxiques et au stress oxydatif. Les niveaux peuvent être élevés avec ou sans élévation des anticorps anti-TPO dans la thyroïdite subaigüe.

De faibles niveaux d'anticorps anti-thyroglobuline suggèrent l'absence ou la rémission d'une maladie thyroïdienne auto-immune active.

Les anticorps anti-TPO

La peroxydase thyroïdienne (thyroperoxydase, abrégée TPO) est l'enzyme qui fixe l'iode à l'acide aminé tyrosine (qui se trouve sur la thyroglobuline) pour former les hormones thyroïdiennes. Les auto-anticorps dirigés contre la TPO attaquent la glande thyroïde elle-même, provoquant initialement la libération de T4 suivie d'une diminution compensatoire de la TSH.

Les anticorps anti-TPO doivent être recherchés même si les autres biomarqueurs thyroïdiens sont normaux voire optimaux. Des anticorps élevés pourraient être un signe précoce de développement d'une maladie thyroïdienne auto-immune. En faisant cette analyse régulièrement, on peut anticiper les maladies auto-immunes dans leur premier stade de développement, stades que j'explique dans ma MASTERCLASS.

Les chercheurs suggèrent que les anticorps anti-TPO devraient être ajoutés à la mesure de la TSH et des hormones thyroïdiennes ou utilisés comme marqueur autonome pour détecter les premiers stades de la thyroïdite auto-immune. L'anti-TPO est considéré comme un marqueur auto-immun plus sensible que les anticorps anti-thyroglobuline, qui sont plus sensibles pour détecter le cancer différencié de la thyroïde. Cependant, les deux anticorps peuvent être détectés jusqu'à 7 ans avant un diagnostic de maladie thyroïdienne auto-immune, une évaluation précoce est donc prudente et judicieuse.

La thyroïdite chronique auto-immune, connue sous le nom de thyroïdite de Hashimoto ou thyroïdite lymphocytaire chronique, est la principale cause d'hypothyroïdie dans les pays développés. Elle se caractérise par la destruction du tissu thyroïdien par le système immunitaire de l'organisme.

Bien que les preuves biochimiques puissent ne pas être présentes au début de la maladie, le profil caractéristique de la chimie du sang une fois que Hashimoto a progressé est une TSH élevée, une diminution des hormones thyroïdiennes libres et totales et, dans la plupart des cas, des anticorps anti-TPO élevés. Des anticorps anti-thyroglobuline et bloquant les récepteurs de la TSH peuvent également être présents.

Une évaluation de 2 ans des biomarqueurs thyroïdiens chez 4 581 sujets euthyroïdiens (sans symptômes) a révélé que 73 % de ceux qui ont développé une hypothyroïdie étaient positifs pour les anti-TPO en moyenne 252 jours avant la perturbation des niveaux d'hormones thyroïdiennes.

La fonction thyroïdienne dépend fortement de l'état nutritionnel et peut être altérée par une insuffisance en micronutriments clés. Ceux-ci comprennent les vitamines A, D, B2, B12 et le folate, le calcium, le chrome, le cuivre, l'iode, le fer, le sélénium, le zinc, la tyrosine, la phénylalanine, l'asparagine, la carnitine et la sérine. Les observations spécifiques incluent :

Les hormones thyroïdiennes circulantes peuvent être diminuées en raison du manque d'acides aminés nécessaires à la synthèse des protéines porteuses.

La carence en vitamine D est associée à une incidence accrue de maladies auto-immunes. Chez les patients nouvellement diagnostiqués de la maladie de Hashimoto et de Graves, les niveaux de vitamine D étaient déficients à 17,05 ng/mL (42,6 nmol/L) et 14,9 ng/mL (37,2 nmol/L) respectivement, bien en dessous des niveaux optimaux. Une faible teneur en vitamine D sérique était significativement associée à une élévation des anti-TPO dans ces groupes.

Une supplémentation avec 200 ug/jour de sélénium a diminué les anticorps anti-TPO dans une étude prospective sur des femmes atteintes de thyroïdite auto-immune et d'une légère carence en sélénium. Les niveaux d'anticorps se sont complètement normalisés chez neuf femmes recevant une supplémentation.

Des anticorps anti-TPO élevés sont également associés de manière indépendante à une homocystéine élevée dans la maladie de Hashimoto et de Basedow.

Ici, vous pouvez voir que l'évaluation des anti-TPO ainsi que du statut en micronutriments peut améliorer l'évaluation de la fonction thyroïdienne et du risque de dysfonctionnement et, idéalement, retarder ou prévenir l'apparition de la maladie.

Les anticorps dirigés contre la peroxydase thyroïdienne, une enzyme nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes, peuvent être destructeurs et entraîner une maladie thyroïdienne auto-immune. Des élévations notables de ces enzymes sont observées avec la thyroïdite auto-immune de Hashimoto ainsi que la maladie de Graves, bien que les niveaux puissent fluctuer tout au long de ces troubles.

La suffisance en nutriments est cruciale pour la fonction et l'intégrité de la thyroïde. Par exemple, une carence en sélénium ou en iode est associée à un risque accru de maladie thyroïdienne auto-immune. La teneur en sélénium des aliments peut varier considérablement selon le sol sur lequel ils ont été cultivés. La teneur en iode des aliments peut également varier selon les régions et l'apport varie considérablement. Une insuffisance et un excès d'iode peuvent contribuer à une maladie thyroïdienne auto-immune.

Des anticorps anti-TPO élevés peuvent également être observés avec le cancer de la thyroïde, la thyroïdite lymphocytaire, le goitre nodulaire, la polyarthrite rhumatoïde, l'anémie pernicieuse, la thyroïdite post-partum et le cancer du sein.

Un faible taux d'anticorps TPO suggère l'absence de maladie thyroïdienne auto-immune active.

Si tu souhaites devenir incollable le fonctionnement de la glande thyroïdienne, et enfin te prendre en main, Atavi.fr te propose un cours entièrement dédié à ce sujet : La glande thyroïdienne et métabolisme des hormones thyroïdiennes.

Ce qui était autrefois considéré comme «alternatif» devient maintenant la médecine traditionnelle alors que de plus en plus de patients cherchent des réponses à leurs problèmes de santé chroniques. C'est pourquoi, ces dernières années la demande est grandissante et de plus en plus populaire. Les patients sont davantage demandeurs d'une prise en charge globale et personnalisée, et de praticiens à l'écoute. Un praticien qualifié en médecine fonctionnelle peut aider les patients atteints de maladies chroniques complexes à trouver des pistes d'explications à leurs symptômes et maladies parfois non résolus par la médecine allopathique.

Qu'est-ce que la médecine fonctionnelle ?

Imaginez que vous rendez visite à un médecin pour votre diabète de type 2, et qu'au lieu de partir avec une ordonnance, vous repartez avec une liste de courses. Cela ne ressemble certainement pas à la médecine conventionnelle moderne, mais un médecin fonctionnel n'est pas ce médecin typique.

La médecine fonctionnelle est une approche individualisée de la médecine des causes profondes des maladies. Ces praticiens considèrent des facteurs tels que l'alimentation, la génétique, les changements hormonaux et d'autres éléments du mode de vie comme des causes potentielles et des traitements pour les maladies des patients.

Les praticiens de la médecine fonctionnelle se concentrent également sur des analyses de laboratoire plus poussées, qui sont plus précises et révélatrices que les valeurs de laboratoire standard utilisées en médecine allopathique. Tout ce qui se trouve en dehors de ces valeurs optimales peut montrer des modèles et des marqueurs qui repèrent les tendances vers la maladie. 

L'histoire de la médecine fonctionnelle

Dans les années 1950, 1960 et 1970, les gens ont commencé à chercher des alternatives à la médecine conventionnelle. La « médecine naturelle » est entrée dans le lexique américain et l'accent s'est tourné vers une approche plus holistique.

En 1971, cependant, Jeffrey Bland, professeur adjoint de chimie et de sciences environnementales à l'Université de Puget Sound, a étudié la vitamine E et a découvert qu'elle protège les globules rouges du corps contre les effets du vieillissement. Bland ne savait probablement pas à l'époque qu'il était sur le point de changer à jamais la trajectoire de la médecine moderne.

Dans les années 1980, les prestataires médicaux utilisaient les études du Dr Bland pour tester davantage les niveaux d'acides aminés, d'acides gras, de métaux toxiques, de minéraux, de vitamines, d'antioxydants et d'hormones afin de détecter la progression de la maladie. Avec ces informations, ils pouvaient personnaliser les traitements avec la nutrition, les suppléments et l'exercice, et ils obtenaient des résultats exceptionnels.  

En 1975, Bland a assisté à une réunion de la Northwest Academy of Preventative Medicine à Seattle, WA. L'orateur principal était le lauréat du prix Nobel Linus Pauling. Bland et Pauling ont développé une solide relation professionnelle. En fait, Bland cite Pauling comme son mentor. Bland a ensuite travaillé pour le Linus Pauling Institute of Science and Medicine à Palo Alto, en Californie, en tant que directeur de la recherche nutritionnelle.

Depuis lors, Bland a écrit plusieurs livres et publié plus de 120 études évaluées par des pairs.

En 1990, Jeffrey Bland, Ph.D., a inventé le terme médecine fonctionnelle et a commencé à organiser des séminaires réguliers à travers les États-Unis, partageant ses connaissances sur divers sujets tels que la santé gastro-intestinale, la santé immunitaire, l'équilibre hormonal et la détoxification. En 1991, Bland et son épouse Susan ont fondé le premier institut de médecine fonctionnelle et il a été surnommé le père de la médecine fonctionnelle.

En quoi la médecine fonctionnelle est-elle différente de la médecine intégrative ?

Beaucoup de gens utilisent les termes de manière interchangeable, et ils sont similaires mais légèrement différents.

Les deux se concentrent sur la recherche de la cause profonde, sont holistiques et individualisés et donnent la priorité aux changements du mode de vie, de la nutrition et du comportement par rapport aux produits pharmaceutiques. La différence réside dans l'approche pour arriver au diagnostic de la cause première.

La médecine fonctionnelle utilise des analyses de sang approfondies et des tests de laboratoire spécialisés pour trouver la cause profonde, tandis que les praticiens intégratifs peuvent se concentrer sur les tests de laboratoire standard.

Quelles conditions un médecin en médecine fonctionnelle traite-t-il ?

La plupart des patients qui consultent un médecin fonctionnel souffrent généralement d'une maladie chronique ou d'une « maladie mystérieuse » pour laquelle la médecine allopathique n'a pas de diagnostic.

Le médecin fonctionnel est comme un détective qui cherche à résoudre des problèmes de santé complexes et multiformes. Les exemples incluent les troubles endocriniens, les déséquilibres hormonaux, la santé mentale et les douleurs chroniques comme l'arthrite et la fibromyalgie. Ils traitent également les maladies auto-immunes et inflammatoires telles que la sclérose en plaques, la maladie de Lyme, la maladie cœliaque et les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI).

De nombreux patients sans maladie chronique choisissent également de voir des médecins fonctionnels chaque année pour des soins préventifs.

Médecine fonctionnelle vs médecine conventionnelle

La plupart des médecins conventionnels savent que leurs patients doivent bien manger et faire de l'exercice, mais les contraintes de temps ne permettent qu'une approche à l'emporte-pièce, traitant les symptômes de la maladie chronique par des médicaments (solution rapide) plutôt que de trouver la cause. Le second problème majeur qui se présente est que le patient est complètement déconnecté de sa situation : il n'est pas impliqué dans la progression de sa propre santé. Malheureusement, il ne s'agit pas d'une solution viable au long cours.

En comparaison, l'objectif principal de la médecine fonctionnelle est de traiter la maladie avec des changements du régime alimentaire et de mode de vie, qui sont appliqués tout au long du programme éducatif.

C'est pourquoi de nombreux praticiens abandonnent le système de santé classique et se familiarisent avec la médecine fonctionnelle. Ils optent pour une approche plus globale en matière de soins de santé.  

À quoi ressemble un rendez-vous en médecine fonctionnelle

Les rendez-vous de médecine fonctionnelle sont beaucoup plus approfondis qu'un rendez-vous allopathique typique. Ils comprennent un apport détaillé et une série de laboratoires spécialisés pour obtenir un aperçu complet de la performance de votre corps.

En règle générale, un patient remplit un historique médical complet, qui comprend les antécédents familiaux, les antécédents de mode de vie, les antécédents médicaux personnels et familiaux, le régime alimentaire, l'exercice, les traumatismes et, bien sûr, les symptômes qui ont amené le patient en premier lieu.

Après cela, le patient fera des prises de sang et éventuellement d'urine, de salive, et parfois un échantillon de selles à tester pour voir ce qui se passe au niveau cellulaire. Le praticien peut également effectuer un test ADN ou demander les résultats des tests ADN existants.

Une fois le rendez-vous initial et les résultats des travaux de laboratoire examinés, les patients viennent pour une visite de suivi pour être informés de leur schéma thérapeutique personnalisé afin de répondre à leur diagnostic de cause première.

De nombreux cabinets de médecine fonctionnelle travaillent également avec des nutritionnistes, des conseillers en santé mentale et des coachs de santé pour offrir aux patients une approche complète de leurs besoins en matière de soins de santé.

Et le praticien en médecine fonctionnelle ?

Outre les médecins fonctionnels, la récupération de "médecine fonctionnelle" s'est largement diffusée au sein de la communauté des coachs de santé et nutritionnistes. Pour ma part, n'étant pas médecin, je n'utilise pas le terme de "médecine" mais "santé fonctionnelle". On joue sur les mots me direz-vous, mais il y a des différences majeures. Le praticien en santé fonctionnelle n'est pas médecin : il ne pose aucun diagnostic médical, ni ne prescrit de médicaments. L'interprétation des analyses revient également au médecin.

En revanche, le praticien en santé fonctionnelle a tout de même un large panel de connaissances médicales, et bien souvent en naturopathie également. Il est un véritable éducateur de la bonne santé. Il va pouvoir travailler avec le patient à moduler toute sa nutrition, son hygiène de vie et ainsi compléter le travail du médecin qui ne peut pas octroyer trop de temps à chaque patient. N'oublions pas que la demande est très forte. Le praticien en santé fonctionnelle peut se servir des analyses du patient pour déceler des déséquilibres à corriger grâce à des conseils 100% naturels.

Fusionner la médecine conventionnelle avec la médecine fonctionnelle

Les praticiens conventionnels et fonctionnels peuvent souvent travailler en tandem pour traiter des maladies chroniques, par exemple une hypertension artérielle sévère. Un médecin traditionnel peut prescrire des produits pharmaceutiques pour ramener la pression artérielle à un niveau plus sûr à court terme et se référer à un médecin fonctionnel pour prescrire des changements de mode de vie visant à traiter la cause profonde de l'hypertension artérielle, en fin de compte en éliminant le patient de ses médicaments .

Le coût des soins de santé conventionnels par rapport à la médecine fonctionnelle

Malheureusement, toute maladie a des coûts cachés et coûte cher, que vous ayez une bonne mutuelle ou non.

Comme dans toutes les disciplines, le coût des traitements de médecine fonctionnelle varie. Le coût par rendez-vous varie entre la consultation et les compléments alimentaires. Cependant, comparée aux coûts à long terme de la maladie, la médecine fonctionnelle peut être une aubaine, à la fois pour l'individu et la collectivité. Consulter des thérapeutes fonctionnels pendant un an et traiter la racine de votre maladie peut réduire de nombreux frais et faire finalement économiser de l'argent à long terme, sans compter une meilleure qualité de vie.

Faits saillants de la médecine fonctionnelle

Et comme je suis bien consciente que se soigner n'est pas à la portée de toutes les bourses, et que je sais que beaucoup d'entre vous souhaitent se sentir davantage informés et armés, j'ai créé Atavi - ta plateforme de santé fonctionnelle 😉

Bon nombre de troubles et maladies sont très simples à comprendre dans leurs mécanismes. La plupart ont des causes similaires, mais des manifestations diverses selon les individus. Quand j’ai commencé à songer à créer Atavi, la première raison était mon constat fait après des années de consultations : de multiples motifs de consultations, mais une poignée de causes toujours en jeu. Je me retrouvais systématiquement à expliquer les mêmes principes de santé à chacun de mes patients. Qu’une personne soit atteinte de diabète, d’un SOPK, d’une maladie auto-immune, d’un cancer, qu’elle soit fatiguée ou insomniaque… Les grandes lignes étaient toujours similaires, et j’ai alors pensé qu’il me faudrait réunir tout en un seul et même lieu. Donc, à travers cet article, je compte te présenter les leçons que j’ai tirées au fil de mon expérience, qui m’ont permis d’ériger une méthode, une progression précise que j’utilise en suivi avec mes patients, et par la même occasion, cela me permet de te présenter la future catégorie de cours à venir pour Atavi : Road To Wellness (RTW). J’ai élaboré 4 grandes étapes à respecter, précisément dans cet ordre :

  1. Restaurer les fondations santé
  2. Ouvrir les voies de drainage
  3. Travail d’élimination (détox) + soutien et protection du système immunitaire
  4. Rythme de croisière

Léonard de Vinci disait que le mouvement est le principe de toute vie, et laisse-moi te dire qu'il avait sacrément raison ! C'est une idée que j'aime reprendre pour illustrer à quel point un corps immobile, dans tous ses aspects, sera altéré, affaibli. Quand il s'agit de maladie, c'est la même chose. S'il manque quelque chose à l'organisme, si quelque chose ne fonctionne pas correctement, qu'il y a un ralentissement ou une immobilité, on voit apparaître des troubles et pathologies, et cette méthode vise à relancer la formidable machine qu’est le corps. J’ai décidé de te partager ma feuille de route, celle que j’ai utilisée avec succès avec mes patients, peu importe le problème de départ. Cette méthode sera détaillée dans la catégorie de cours intitulée « Road to wellness ». Je t’explique ici dans quel sens va s’articuler la progression de ces cours, et dans quel ordre les consulter pour bien comprendre la logique. Prends des notes !

Etablir les fondations santé

Avant même d'envisager un quelconque travail sur l’organisme, il est impératif d'établir des fondations santé élémentaires et suffisamment solides. Pourquoi ? Parce que chercher à travailler sur un organisme pollué, abîmé, fatigué, sans lui fournir les armes pour traverser une détox, c'est prendre le grand risque d'accentuer les symptômes et d'aggraver le problème de santé. Il va ainsi falloir soutenir toutes les fonctions de l'organisme grâce à des mesures d'hygiène de vie logiques, mais néanmoins négligées. Qu'elles sont-elles ?

Si tous ces éléments n'ont pas été travaillés et améliorés, il ne me semble pas judicieux de passer à l'étape de l'ouverture des voies de drainage, et encore moins à celle du travail d'élimination. Ces fondations sont le socle sur lequel repose notre santé. Par exemple, notre système immunitaire a besoin de nombreux nutriments pour fonctionner pleinement (protéines, acides gras, vitamines D, A, C, zinc...), que l'organisme ne soit pas trop stressé (cortisol, effet immunosuppresseur) ou fatigué (manque de sommeil), que les mitochondries puissent fonctionner à plein régime avec le moins de stress oxydatif possible (soleil, repos, antioxydants) etc.

Toutes ces recommandations sont des mesures applicables pour tous, à tout moment, et doivent être maintenues lorsqu'on passe aux étapes suivantes et au-delà. Ce sont les fondations de la santé.

Ouvrir les voies de drainage

Cette partie fondamentale possède déjà son propre cours sur atavi : OUVRIR LES VOIES DE DRAINAGE

Ainsi que le protocole adapté : ouvrir les voies de drainage – travail sur les émonctoires

Grâce aux précieuses indications que je te donne sur la plateforme, les multiples outils dont tu disposes pour faire ce travail n'auront plus de secrets pour toi.

Le travail d'élimination (détox)

Le terme de détox est devenu tellement à la mode et repris par le marketing, qu'il m'a longtemps été difficile de le prononcer. Après tout, beaucoup de gourous prononcent ce terme à tout-va sans même comprendre ce qu'il implique. Avec Atavi.fr, je compte bien me saisir de ce sujet capital pour t'aider à comprendre ce qu'il comprend, quels sont ses mécanismes et les organes impliqués, et ce que tu peux mettre en place pour le soutenir au maximum.

Chaque maladie, chaque symptôme va et doit bénéficier d'un travail sur les voies de drainage et la détoxification. Sache que ton corps se détoxifie tous les jours, il est équipé pour ça. Toutefois, on ne peut pas nier l'abondance d'éléments néfastes dans notre environnement, qui ne facilitent pas la tâche de notre corps. Dans certains cas, il sera submergé de travail : c'est la maladie. Voici des exemples d'éléments toxiques que l'Homme a créé et qui nous empoisonnent doucement mais sûrement :

Au départ, notre corps est étudié pour éliminer correctement de l'organisme les déchets du métabolisme, des éléments que nous produisons (et c'est tout à fait normal). Mais les éléments toxiques ajoutés dans notre environnement depuis l'ère industrielle sont venus surcharger ce travail, qui n'a plus rien de naturel.

Au quotidien, nous y sommes exposés :

Egalement, des éléments tels que les pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons) peuvent poser souci. Mais tu apprendras sur Atavi.fr qu'ils deviennent problématiques pour les organismes pollués surtout. Une personne en excellente santé, qui fait du sport et se nourrit bien, et est vigilante quant à son exposition aux divers polluants, aura largement moins de problèmes avec les organismes pathogènes.

Par exemple, si ta problématique est un Lyme chronique, un SIBO/SIFO, une candidose, un EBV actif, un syndrome de fatigue chronique, une hypothyroïdie, de l'acné, de l'endométriose… Bref, le spectre est large ! Tu as tout intérêt à envisager les choses sous l'angle de l'ouverture des voies de drainage et du soutien des processus de détoxification, car toutes ces maladies ont pour point commun de sévir au sein d'un organisme qui ne tient plus la cadence.

On convient donc que face à cette marée de pollutions, un soutien de l'organisme devient nécessaire. Mais attention, la "détox" n'est PAS :

Se détoxifier, c'est comprendre comment le corps travaille à éliminer les déchets, et soutenir un maximum ces mécanismes grâce à toutes les bases dont je t'ai parlées précédemment (nutrition, ouverture des voies de drainage etc) + utilisation de certains compléments alimentaires (comme des binder) et outils pour soutenir le tout.

Et pendant que l'on effectue ce travail, soutenir et protéger son système immunitaire devient plus impératif que jamais. Cela passe par de multiples choses, à commencer par la nutrition (et la supplémentation très souvent : vitamine C, vitamine D et E, zinc, sélénium…), donner la priorité à son sommeil, la pratique d'une activité physique, le temps passé en extérieur, dans la nature, et réduire son stress, à veiller à avoir un transit suffisant… Autrement, tout ce qui t'est enseigné sur Atavi !

Le rythme de croisière

Dans la continuité du concept de soutien et de renforcement du système immunitaire, une fois que le travail sur l'organisme est effectué, que l'on se sent mieux, que les symptômes ont disparu, on va persister sur cette voie afin de ne pas laisser l'opportunité que tout se reproduise.

On continue ainsi de donner la priorité à sa santé, en maintenant toutes les nouvelles résolutions en place, comme nouvelle hygiène de vie de base. Pour cela, je te recommande de continuer à visionner tous nos cours, de télécharger nos documents et de ne pas hésiter à poser toutes tes questions sur notre forum et au cours de nos webinaires. Personne mieux que toi n'est placé pour prendre soin de ta santé.

Toute personne qui s'instruit à sa santé devient son meilleur soignant. J'ai toujours pensé que l'enseignement de la nutrition, de la gestion du stress, l'encouragement à faire du sport et autres bases élémentaires de la santé devraient être enseignées à l'école, mais ce n'est malheureusement pas le cas. Ma ligne de conduite, et ce qui m'a amenée à créer Atavi.fr, est donc celle-ci : t'offrir ton espace de santé qui va te permettre de rattraper tout ça ! 😉

Partage sans modération cette feuille de route, et n'oublie pas que tu peux aussi offrir un accès à Atavi à l'un de tes proches qui aurait besoin de notre aide grâce à notre CARTE-CADEAU 💚

La thyroïdite de Hashimoto , plus souvent appelée simplement Hashimoto, est une maladie auto-immune et considérée comme la cause la plus fréquente d'hypothyroïdie (pour environ 90 % des cas d'hypothyroïdie), mais les anticorps thyroïdiens ne sont pas toujours testés par les médecins. Il y a une raison très simple à cela : bien que la thyroïdite d'Hashimoto soit une maladie auto-immune, elle ne répond pas aux médicaments couramment prescrits pour les autres maladies auto-immunes. La seule solution médicamenteuse proposée à l'heure actuelle est le traitement hormonal substitutif (THS) : l'administration d'hormones thyroïdiennes. Le médicament le plus prescrit est le Levothyrox® qui apporte à l'organisme de la L-thyroxine (l'hormone T4). D'autres médicaments peuvent être prescrits, comme le Tcaps® ou l'Euthyral®, mais ils le sont dans une moindre mesure.

Voici un premier problème, et grand motif de mes consultations : si ces médicaments apportent des hormones thyroïdiennes, ils n'empêchent en rien l'attaque auto-immune que subit la glande thyroïdienne. Ceci explique pourquoi beaucoup de personnes traitées ne voient pas leurs symptômes complètement disparaître : la glande thyroïdienne demeure inflammée. Bien souvent également, ces personnes convertissent très mal la L-thyroxine en sa forme biologiquement active : la T3 (triiodothyronine).

Hashimoto se caractérise par l'élévation des anticorps anti-thyroglobuline et/ou anticorps antithyroperoxydase. Ces éléments font partie de la glande thyroïdienne (j'explique leur fonction dans ma masterclass : les maladies auto-immunes de la thyroïde en santé fonctionnelle) et sont attaqués par le système immunitaire de la personne. Cette attaque empêche la thyroïde de fabriquer correctement ses hormones thyroïdiennes : c'est alors l'hypothyroïdie.

Mais d'abord : que signifie être en rémission ?

Le mot « rémission » fait référence à une réduction de la gravité d'une maladie.

En ce qui concerne la maladie de Hashimoto, la rémission est caractérisée par le fait que les anticorps thyroïdiens anti-TPO (thyroperoxydase) et anti-Tg (thyroglobuline) soient à zéro ou dans les limites normales. Et cela signifie généralement que les symptômes d'Hashimoto sont mieux contrôlés et gérés, car l'attaque et la destruction de la glande thyroïde sont soit arrêtées, soit ralenties. On se sent mieux.

Essentiellement, la progression de la maladie est stoppée ou ralentie.

Les symptômes qui persistent malgré le traitement…

Les hormones thyroïdiennes régulent notre métabolisme, donc autant dire que si la glande thyroïdienne ne parvient pas à en produire suffisamment, ou bien si ton organisme n'arrive pas à convertir la T4 en T3, tu risques de ressentir quelques-uns des effets suivants :

Que peux-tu mettre en place pour réduire tes symptômes et faire baisser tes anticorps ?

On me demande souvent s'il est nécessaire de faire tester régulièrement ses anticorps pour voir où l'on en est. J'ai pour habitude de recommander un dosage tous les 2 à 3 mois. En faire davantage n'est pas utile, hormis lorsque ton médecin cherche à déterminer le bon dosage pour ton traitement, mais ici je parle uniquement de chercher à évaluer ta progression grâce aux modifications de ton hygiène de vie.

Et petit aparté : si tu viens d'une famille où les maladies auto-immunes sont courantes, en particulier celles qui touchent la glande thyroïdienne comme Hashimoto ou Basedow, je te recommande de faire une fois par an un bilan sanguin avec ton médecin. Cela te permettra de faire régulièrement le point et pouvoir prendre rapidement les devants à la moindre anomalie. Les maladies auto-immunes s'installent généralement sur plusieurs années, tu peux donc anticiper la chose. N'hésite pas à prêter attention au moindre symptôme et à bien te renseigner sur Atavi.

Une stratégie alimentaire bien calibrée

La stratégie alimentaire est à mon sens au cœur de la prise en charge d'un Hashimoto. Avec mes patients, on a obtenu d'excellents résultats rien qu'avec un régime alimentaire spécifique adapté, dont je te détaille les principes dans mon webinaire : La thyroïdite d'Hashimoto - stratégies alimentaires. Parmi les alimentations que je traite au cours de cette présentation, tu trouveras l'AIP, le régime cétogène et le régime GAPS parmi mes favoris. Grâce à ces alimentations, on fait un travail en profondeur sur la barrière intestinale inflammée, lésée, et le microbiote intestinal dysbiotique. Ces problématiques sont à la fois l'origine et la solution à tes symptômes persistants et tes anticorps élevés.

Tu peux également retrouver sur ma plateforme des protocoles adaptés ainsi que le forum pour me poser toutes tes questions relatives à ton Hashimoto et la façon de t'y prendre pour améliorer ton état de santé.

Quoi qu'il en soit, une alimentation strictement sans gluten donne généralement une amélioration. C'est probablement l'intervention nutritionnelle la plus souvent citée pour aider à contrôler Hashimoto. Une étude a suggéré qu'un régime sans gluten pourrait apporter des avantages cliniques aux femmes atteintes d'une maladie thyroïdienne auto-immune.

Et les micronutriments ?

Les carences peuvent aussi grandement contribuer à la sévérité des symptômes d'un Hashimoto, d'une part car certains sont fortement impliqués dans la bonne fonction du système immunitaire, de l'intégrité de la barrière intestinale et du microbiote, et d'autre part parce que d'autres participent à la fabrication des hormones thyroïdiennes, mais aussi leur conversion et leurs effets sur les cellules de l'organisme. Avoir une alimentation dense en nutriments est le premier point requis et indispensable. Toutefois, un Hashimoto peut nécessiter de se supplémenter :

Et si tu es perdu pour choisir tes compléments alimentaires parce qu'il existe tellement de choix, et que tu ne comprends rien aux étiquettes, je t'invite à visionner les deux webinaires suivants :

Les formes de micronutriments dans les compléments alimentaires (partie 1 : vitamines)

Les formes de micronutriments dans les compléments alimentaires (partie 2 : minéraux)

Avec ça, tu devrais devenir un pro des compléments alimentaires pour ton Hashimoto 😉

L'utilisation d'enzymes digestives est un outil que j'utilise très souvent. Les enzymes permettent de mieux digérer ce qui est mangé, donc d'apporter plus de nutriments, et les enzymes digestives font très souvent défaut dans Hashimoto en raison de l'impact de la maladie sur les fonctions digestives. Aussi, l'incorporation de probiotiques, sous forme d'aliments fermentés et de suppléments est souvent une bonne stratégie.

L'importance de ton hygiène de vie

Comme j'aime à le rappeler : les personnes atteintes de la thyroïdite d'Hashimoto ne doivent pas forcément faire des choses exceptionnelles et qui sortent de l'ordinaire pour leur santé, elles doivent surtout être plus vigilantes que les autres quant à leur hygiène de vie. Mais les conseils donnés dans le cadre d'un Hashimoto sont des conseils que tout le monde devrait appliquer pour sa santé.

La pratique d'une activité physique régulière et adaptée est un grand pivot. Bouger favorise la détoxification, la digestion et calme l'esprit. La quantité et le type de sport sont à adapter à chacun, le tout est de trouver un équilibre pour en faire assez, mais pas trop, et se sentir bien !

La qualité du sommeil, un autre incontournable : un mauvais sommeil impacte grandement nos hormones, dont le tandem cortisol/mélatonine dont la régulation est essentielle aux hormones thyroïdiennes. N'hésite pas à jeter un coup d'œil à mon document : Les secrets d'un bon sommeil.

Limiter au maximum le stress chronique, un véritable "tueur" du système immunitaire et de la thyroïde. D'ailleurs, on entend souvent le terme de "fatigue surrénalienne", un concept sur lequel je fais le point dans cet article, pour comprendre ce qui stresse réellement le corps au quotidien, et les mécanismes impliqués.

Tous les Hashimoto ne sont pas les mêmes

Il me semble important de préciser que ton objectif ne devrait pas être de stopper ton traitement, mais de te sentir bien ! Si toutes les mesures que tu apprends sur atavi portent leurs fruits, il se peut que ton traitement demeure nécessaire, et ce n'est absolument pas un échec, au contraire. La plupart des personnes atteintes d'une thyroïdite d'Hashimoto ont perdu bien trop de fonction thyroïdienne pour envisager un retour à la normale et se passer de leur médicament. Certaines prises en charge très précoces, aux premiers stades de la maladie détectés, peuvent y parvenir, mais il est par expérience très rare que ce soit un motif de consultation. En général, la maladie est déjà largement installée dans le sens où la glande thyroïdienne a trop été attaquée par le système immunitaire. Cependant, on note parfois une nécessité de diminuer le dosage.

Un Hashimoto peut avoir bien des causes différentes, c'est ce que je retiens de mon expérience auprès des personnes m'ayant consultée. Parasites, mycotoxines, stress chronique, traumatisme non résolu, dysbiose intestinale, Lyme et ses co-infections… Autant de choses auxquelles le système immunitaire et la glande thyroïdienne sont très sensibles.

C'est pourquoi l'approche doit être personnalisé, et c'est aussi la raison qui me pousse à rappeler que personne mieux que toi ne connaît tes symptômes, ton mal-être mais également les choses qui te font du bien.

En tant que praticienne en santé fonctionnelle, j'ai toujours répété cela à mes patients. Je sais à quel point chacun est différent, et mon rôle est surtout de te guider sur les interventions et les changements que tu dois impérativement apporter pour faire la différence, en fonction des symptômes que tu ressens. 

Ce que je te propose d'apprendre sur ATAVI est à la fois de diminuer les anticorps ET les symptômes, car toi seul en tant que patient a ce pouvoir.

Chaudhary, Sandeep et al. “Vitamin D supplementation reduces thyroid peroxidase antibody levels in patients with autoimmune thyroid disease: An open-labeled randomized controlled trial.” Indian journal of endocrinology and metabolism vol. 20,3 (2016): 391-8. doi:10.4103/2230-8210.179997

Gärtner, Roland et al. “Selenium supplementation in patients with autoimmune thyroiditis decreases thyroid peroxidase antibodies concentrations.” The Journal of clinical endocrinology and metabolism vol. 87,4 (2002): 1687-91. doi:10.1210/jcem.87.4.8421

Krysiak, Robert et al. “The Effect of Gluten-Free Diet on Thyroid Autoimmunity in Drug-Naïve Women with Hashimoto's Thyroiditis: A Pilot Study.” Experimental and clinical endocrinology & diabetes : official journal, German Society of Endocrinology [and] German Diabetes Association vol. 127,7 (2019): 417-422. doi:10.1055/a-0653-7108

Il existe de plus en plus de preuves de la présence d'un important axe intestin-thyroïde, et à quel point les changements dans l’alimentation et l’hygiène de vie ont une influence positive. Un microbiote intestinal sain a non seulement des effets bénéfiques sur l'activité du système immunitaire, mais aussi sur la fonction thyroïdienne. Les maladies thyroïdiennes et intestinales coexistent très souvent : la thyroïdite de Hashimoto et la maladie de Basedow sont les plus courantes. Ces maladies auto-immunes de la thyroïde ont été depuis longtemps liées à la maladie cœliaque et à la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC). C’est pourquoi l’éviction du gluten permet à la plupart des personnes atteintes de ces maladies d’obtenir rapidement des effets positifs sur leurs symptômes. Si la paroi de l’intestin devient poreuse (endommagée, inflammée), alors certaines molécules antigéniques peuvent passer dans l’organisme, alors qu’elles ne le devraient pas, et vont déclencher une réaction du système immunitaire. Et concernant la composition du microbiote, abrité majoritairement par notre gros intestin, il a la capacité d’influencer la disponibilité des micronutriments que nous consommons et qui sont essentiels à la fonction thyroïdienne (zinc, sélénium, fer…). Ces éléments-là font souvent défaut à la personne atteinte d’un problème de thyroïde, mais également pour la fonction immunitaire qui est pourtant si importante dans le cadre des maladies auto-immunes. Voyons de façon détaillée ces enjeux.

Qu’est-ce que le Microbiote ?  

La nécessité d’un microbiote sain

Notre corps abrite une multitude de microorganismes présents à différents endroits, mais c’est au niveau du côlon qu’est concentrée la majorité du microbiote. Cet écosystème comprend des bactéries, virus, parasites et champignons dans un équilibre fragile. Parmi les souches bactériennes, les Firmicutes et Bacteroides sont majoritaires. Bien entendu, énormément de facteurs influencent la composition : alimentation, environnement, médicaments, stress et sommeil, naissance par césarienne, allaitement ou non, génétique etc.

Un microbiote sain nous permet d’être en bonne santé, en particulier parce que 70 % de notre système immunitaire se trouve au niveau de l’intestin. Notre flore fabrique aussi pour nous certaines vitamines comme les vitamines du groupe B ou la K, ainsi que d’autres molécules telles que le butyrate. Ce dernier est la « nourriture » des cellules du côlon (pour un bon transit intestinal) mais il posséderait également des bénéfices pour la fonction immunitaire. La production de butyrate est favorisée par les fibres alimentaires mais est aussi disponible directement dans certains aliments comme les produits laitiers.

Les probiotiques

Un probiotique est un microorganisme non pathogène ayant des effets bénéfiques pour la santé. Les probiotiques sont donc très intéressants, et l’insertion de davantage de produits fermentés dans son alimentation montre des effets positifs sur les fonctions intestinale, immunitaire et indirectement thyroïdienne.

Des compléments alimentaires de probiotiques ont montré des effets bénéfiques dans les maladies auto-immunes de la thyroïde, en complément d’une alimentation anti-inflammatoire et riche en micronutriments. Les bactéries de notre flore intestinale sont capables de fonctionner comme un « réservoir » et de favoriser la conversion de la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), la forme bioactive des hormones thyroïdiennes. Un microbiote sain permettrait même de stabiliser le traitement pour la pathologie thyroïdienne, comme le Levothyrox, ce qui fait de la nutrition une thérapie adjuvante importante. Il est donc intéressant de travailler sur l’altération de la composition du microbiote, et ça tombe bien, www.atavi.fr est une plateforme étudiée pour t’éduquer à ta santé et devenir plus autonome 😉

La question du gluten

Différence entre la maladie cœliaque et la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC)

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune au cours de laquelle la personne déclenche une réponse immunitaire contre la consommation de gluten (fraction gliadine). S’ensuit alors une inflammation et destruction importantes de la muqueuse et paroi intestinales. Des symptômes importants tels que de gros troubles digestifs (diarrhée, météorismes, constipation…), carences nutritionnelles, grande fatigue et perte de poids doivent alerter. En revanche, la SGNC n’est pas une maladie auto-immune, non allergique, mais est tout de même liée au système immunitaire inné. On observe souvent les mêmes symptômes, résolus par l’arrêt du gluten, voire parfois la nécessité de stopper globalement la consommation de céréales.

D’après des études, et selon mon expérience, les problèmes de santé liés au gluten et les problèmes thyroïdiens coexistent presque toujours. La question d’une réaction croisée, par mimétisme moléculaire serait en jeu, ainsi que l’inflammation de l’intestin qui empêche la bonne absorption des micronutriments essentiels à la fonction thyroïdienne.

Micronutriments, thyroïde et système immunitaire

Tous les minéraux, oligo-éléments et vitamines sont très importants pour la santé et doivent absolument être apportés dans l’alimentation. Certains d’entre eux sont particulièrement impliqués dans la fabrication des hormones thyroïdiennes, la gestion de l’inflammation et de la bonne fonction du système immunitaire.

Le fer

Il s’agit d’un élément capital pour la thyroïde. Le fer à la base de la fabrication de nombreuses enzymes, dont la thyroperoxydase qui permet la synthèse des hormones thyroïdiennes. Sa carence peut donc altérer la fonction thyroïdienne dans le sens d’une hypothyroïdie, et ce déficit peut provenir de multiples choses dont une inflammation intestinale. Également, la carence en fer peut contribuer à limiter le transport, la sécrétion et l’utilisation des hormones thyroïdiennes. Il permet aussi une meilleure utilisation de l’iode. Carences en iode et en fer vont souvent de pair et il est régulièrement observé en parallèle une hausse de la TSH et une diminution de la T3 libre chez les personnes concernées par ces déficits.

Attention toutefois, la supplémentation en fer ou en iode n’est pas anodine et devrait être supervisée par un professionnel de santé. Tu peux également en apprendre davantage sur ces éléments grâce au cours d’atavi.fr

En effet, l’iode peut avoir des effets très délétères dans certains problèmes de thyroïde, et le fer peut grandement poser souci pour ceux ayant des troubles digestifs et inflammatoires. Demande toujours l’avis de ton professionnel de santé.

L’iode

Il est bien connu désormais que l’iode est un composant indispensable des hormones thyroïdiennes. Sans iode, la thyroïde ne peut pas fabriquer ses hormones et cela peut conduire à une hypothyroïdie. Le signe clinique le plus évident est le goitre, une augmentation du volume de la glande thyroïdienne. Les nodules thyroïdiens pourraient dans certains cas être aussi la résultante d’un manque d’iode, et des cancers de la thyroïde. Mais son apport excessif a aussi été lié à des nodules et formes de cancer de la thyroïde, ce qui suggère un équilibre complexe entre l’iode et la santé thyroïdienne.

Aussi, l’administration d’iode dans le cadre d’actes médicaux (comme les agents de contraste à très fortes doses) induirait une forte influence sur le microbiote intestinal, en se liant à des acides aminés et en oxydant des composants cellulaires.

D’un autre côté, l’absorption et utilisation de l’iode par la thyroïde peuvent être perturbées par les goitrogènes, qui ont valu une mauvaise réputation à la famille des choux, qui seraient à éviter dans le cadre de pathologies thyroïdiennes. Pour autant, une consommation raisonnable ne devrait pas être problématique. Parmi les goitrogènes connus, notons le thiocyanate et le perchlorate.

Les halogènes tels que le brome, le fluor, le chlore vont aussi inhiber l’absorption de l’iode par la thyroïde.

Le sélénium

Le sélénium est capital à la fois pour la bonne fonction du système immunitaire, mais également pour la glande thyroïdienne et les enzymes responsables de la conversion des hormones thyroïdiennes, appelées désiodases. La glande thyroïdienne est l’organe du corps humain qui concentre le plus de sélénium, et pour une raison bien précise : le sélénium au sein de la glande thyroïdienne est un puissant antioxydant, en participant à la synthèse du glutathion peroxydase et de la thiorédoxine réductase, des enzymes qui protègent du stress oxydatif (radicaux libres produits lors de la synthèse des hormones thyroïdiennes, ou bien au cours de l’attaque auto-immune par les anticorps antithyroïdiens). Bien que de petites quantités soient suffisantes pour le bon fonctionnement de la glande, la carence peut vite survenir, notamment si l’alimentation n’en apporte pas assez, si l’absorption intestinale n’est pas optimale, ou bien s’il existe un très grand stress oxydatif.

Le sélénium semble avoir des effets sur la flore intestinale, en augmentant la diversité du microbiote.

Dans les troubles thyroïdiens, la carence en sélénium est une constatation courante, avec en parallèle une diminution de l’activité hormonale et enzymatique et une conversion périphérique réduite de la T4 en T3. En particulier, chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes de la thyroïde (thyroïdite d’Hashimoto et maladie de Basedow), la supplémentation en sélénium permet bien souvent de réduire les niveaux d’anticorps antithyroïdiens, et d’améliorer les symptômes cliniques.

Le zinc

Le zinc est essentiel pour la fonction thyroïdienne et nécessaire pour les enzymes impliquées dans la conversion des hormones thyroïdiennes. L'enzyme superoxyde dismutase contient du zinc, qui est considéré comme un antioxydant. La carence en zinc affecte la glande thyroïde à plusieurs niveaux : la carence en zinc altère la synthèse de la TRH (hormone thyréotrope issue de l’hypothalamus, qui stimule la TSH), mais aussi de la TSH, de la T3 et de la T4. De plus, il influence la liaison de l’hormone T3 aux récepteurs nucléaires et la liaison de ce récepteur à l'ADN. Les mécanismes possibles de la carence en zinc comprennent une absorption gastro-intestinale altérée. C’est l’un des micronutriments les plus difficiles à remonter chez quelqu’un de carencé, il faut donc s’armer de patience et se faire accompagner pour une posologie optimale. La relation entre le zinc et les troubles thyroïdiens semble être réciproque, étant donné que l'hypothyroïdie entraîne une carence en zinc et qu'une supplémentation insuffisante en zinc provoque une hypothyroïdie.

Quant à l’intérêt du zinc pour le système immunitaire, il n’est plus à prouver et cela a largement était mis en lumière lors de crise pandémique de Covid-19.

Vitamine D

La vitamine D, dont l’action biologique est plutôt hormonale, est particulièrement connue pour ses effets positifs sur le système immunitaire et les maladies auto-immunes. Grâce à ses effets immunomodulateurs, le calcitriol (forme biologiquement active de la vitamine D) préviendrait l’auto-immunité ou soutiendrait une personne atteinte d’une maladie auto-immune, à travers ses effets immunorégulateurs et tolérogènes, pathologies thyroïdiennes comprises. Mais inversement, une hypothyroïdie semble être corrélée à de faibles niveaux de vitamine D, peut-être à cause d’un métabolisme altéré ou d’une moins bonne absorption intestinale.

Cancer de la thyroïde et nodules thyroïdiens 

Le microbiote intestinal chez les patients atteints de cancer de la thyroïde et de nodules thyroïdiens présente une richesse microbienne plus élevée et une composition distincte par rapport au groupe témoin sain, ce qui indique que le microbiote intestinal est corrélé au cancer de la thyroïde et aux nodules. Des agents pathogènes opportunistes peuvent coloniser les patients souffrant d'une maladie thyroïdienne. Plusieurs études ont démontré que la dysbiose du microbiote pouvait être causée par des processus inflammatoires et divers types de cancer.

Dans le cancer de la thyroïde, l'abondance relative des ClostridiaceaeNeisseria et Streptococcus est significativement plus élevée, tandis que dans les nodules thyroïdiens, Streptococcus et Neisseria ont relativement augmenté par rapport aux groupes témoins sains. Les Clostridiaceae ont apparemment des effets cancérigènes, Streptococcus entraîne un risque plus élevé d'adénomes et de carcinomes, et Neisseria a été associée à des troubles inflammatoires et à des maladies pancréatiques. Compte tenu de la forte prévalence des nodules thyroïdiens et du cancer, ces trois genres pourraient jouer un rôle dans la carcinogenèse thyroïdienne. Cependant, Lactobacillus est significativement diminué dans les groupes de cancer de la thyroïde et de nodules. Ce genre est important pour divers oligo-éléments dans les cellules humaines, tels que le sélénium, qui a des effets antioxydants et protecteurs sur la glande thyroïde, impliquant que le manque de lactobacilles peut provoquer un stress oxydatif plus élevé dans la glande thyroïde. Il convient de noter que l'iodure n'est pas seulement suggéré comme étant un antioxydant, mais aussi un antinéoplasique, un antiprolifératif et un cytotoxique dans le cancer humain. Ainsi, des altérations de l'expression de l'iodure peuvent être associées au développement tumoral d'une manière dépendante du type de cancer.

Conclusion

Il existe de plus en plus de données sur l'existence d'un axe thyroïde-intestin fort. Ce lien est une corrélation peu discutée en consultation, mais pourtant importante et prometteuse pour étudier de nouvelles thérapeutiques pour les maladies affectant la glande thyroïdienne. De plus, il existe une prévalence plus élevée de la coexistence de maladies liées à la thyroïde et à l'intestin, tout comme la thyroïdite de Hashimoto - la maladie de Basedow et la sensibilité à la maladie cœliaque et sensibilité non cœliaque au gluten (SNCG). La dysbiose est une constatation courante dans les troubles thyroïdiens. D'une part, elle altère la réponse immunitaire en favorisant l'inflammation et en réduisant la tolérance immunitaire, en endommageant la barrière intestinale et en provoquant une augmentation de la perméabilité intestinale, ce qui entraîne à nouveau non seulement une forte exposition aux antigènes, mais également une inflammation locale. D'autre part, elle peut avoir un impact direct sur les niveaux d'hormones thyroïdiennes par la perturbation de la conversion intestinale de la thyroxine en triiodothyronine. Le microbiote intestinal influence également l'absorption des micronutriments importants pour la thyroïde, notamment l'iode, le sélénium, le zinc et le fer. Tous sont essentiels à la fonction thyroïdienne et il existe un lien clair entre le dysfonctionnement thyroïdien et les niveaux altérés de ces oligoéléments. Par exemple, une carence en iode peut entraîner un goitre, vraisemblablement des nodules thyroïdiens et même un cancer folliculaire de la thyroïde. Un apport élevé en iode peut induire une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie chez les patients sensibles. Le fer est essentiel à la croissance bactérienne, la disponibilité du fer influence la composition du microbiote, et en même temps, le microbiote influence la disponibilité du fer.

Compte tenu des différents effets potentiels du microbiote et des micronutriments sur les fonctions thyroïdiennes et les médicaments, de nouvelles stratégies thérapeutiques de prise en charge des maladies thyroïdiennes pourraient être établies et plus spécifiquement adaptées aux patients, en fonction de leur composition bactérienne intestinale. De futures études humaines suffisamment puissantes seraient nécessaires pour évaluer l'impact du microbiote intestinal sur la fonction et les maladies thyroïdiennes.

Knezevic J, Starchl C, Tmava Berisha A, Amrein K. Thyroid-Gut-Axis: How Does the Microbiota Influence Thyroid Function? Nutrients. 2020 Jun 12;12(6):1769. doi: 10.3390/nu12061769. PMID: 32545596; PMCID: PMC7353203.

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